EDITO

CHAQUE ARBRE SE RECONNAIT A SON FRUIT

 

Medico en arrive maintenant à la phase « climbing » de sa démarche stratégique. Tous les temps sont engrangés des fruits des efforts de l’Equipe tels que synergie, harmonie et implication. La stratégie d’entreprise consiste à concentrer ses activités sur son cœur de métier dont l’objectif est de protéger les intérêts fondamentaux du client et de Medico.

 

Dans notre existence, nous avons pris une immense leçon de vie quand une Officine et Medico ont décidé de dire non à un partenariat en 2011. C’était vraiment déchirant ! Avec le temps, nous l’avons compris, l’issue a été positive et nous avons préservé une relation saine. Quand il y a un tel non dans un tel accord de coopération, négocier à la fois jusqu’au bout et jusqu’au oui constitue le problème à résoudre.

 

L’une des toutes premières façons de parvenir à tout type de dénouement positif se trouve dans le LABOR OPUS (boîte à thème) pour susciter la meilleure dynamique collective permanente. Chaque jour, nous nous trouvons en situation de relever des challenges, qui comptent pour nous. Imaginer toutes les micro stratégies, axées sur la création de quelque chose de nouveau et d’imprévu ainsi que la réalisation des bénéfices attendus, peut se présenter une fois par semaine dont chaque séance est cadrée en moins d’une heure pendant laquelle les décisions à prendre sont discutées, instruites et appliquées de suite.

 

Et pour finir, notre Totale Mobilité est le carrefour des interactions du pourquoi nous faisons ce que nous faisons avec les règles de fonctionnement d’une part et de la confiance avec les valeurs de Medico pour rendre nos équipes excellentes.

LE CLIENT DU MOIS

Pharmacienne : RALISOA ALICE VERO HERIMITA

 

Interview de Madame RALISOA Alice Vero Herimita, Pharmacienne

 

1.Qu’est-ce qui vous a poussé dans lechoix de votre parcours professionnel ?

Ayant obtenu mon Baccalauréat série D en 1983, j’ai fait le Service National obligatoire dans le temps. Je me suis inscrite à l’université d’Antananarivo, et j’ai été sélectionnée à la faculté de Médecine. En ce temps, l’Etat malgache a offert des bourses extérieures pour l’URSS, aux bacheliers. Etant encore mineure, c’est mon oncle, de retour de son étude en URSS qui a contacté l’ambassade pour une demande de bourse. L’ambassade m’a mise dans le groupe « hors quota ». J’ai complété les dossiers nécessaires, et une semaine après, on m’a mis dans l’avion pour Moscou. J’avais le choix de suivre l’étude en médecine ou en pharmacie. Et on m’a mis dans un train pour faire l’étude en pharmacie à l’Académie National Pharmaceutique de Zaporozhie pendant 6 ans.

 

2.Quelles sont vos expériences vécues dans ce métier de pharmacien?

J’ai commencé dans le domaine professionnel en 1991. Mon parcours était assez difficile puisque je travaillais d’abord chez un « karana » à Maroantsetra, poste que j’ai décidé de quitter au bout de 4 mois.

J’ai rejoint mon mari à Diégo, et j’ai travaillé à la Pharmacie Marotsara chez un investisseur malgache. En 1997, je suis entrée et devenue membre de la JCI, j’ai pu avoir des formations. A partir de là, j’ai contacté l’Entreprendre Madagascar, qui m’a donné la formation d’entreprenariat. Et c’est l’Entreprendre Madagascar qui m’a tendu la main et m’a fait un prêt de 16 millions Fmg à l’époque, le fond qui m’a permis d’ouvrir mon officine.

En 1998, la Pharmacie Henintsoa a ouvert ses portes à Grand Pavois.

 

3.Quels sont, selon vous, les difficultés et avantages du secteur à Madagascar ?

Déjà c’est un secteur spécial puisqu’il y a un engagement personnel et professionnel. Le travail doit à tout temps rigoureux et soutenu.

Etant un professionnel de santé de proximité, je dois être à l’écoute des patients, de la clientèle et des médecins. Je me forme constamment pour savoir gérer tout ce qui concerne le bon déroulement du travail, l’encadrement du personnel, la gestion du stock et de la finance.  Au niveau des grossistes pharmaceutiques, je dois instaurer la confiance mutuelle, pour pouvoir accès librement aux produits et réduire ainsi le risque de rupture dans mon officine. C’est un travail difficile, contrairement aux apparences. Il faut savoir que ce que les médicaments qu’on achète aujourd’hui doit être payé au fournisseur au plus tard dans 1 mois, alors qu’à ce moment-là, seulement 25% de ces produits seront vendus, le reste en stock, il faudrait trouver l’argent pour payer le fournisseur. Et ainsi de suite, c’est un cycle continu. C’est pourquoi, je fais partie de ceux qui pratiquent une deuxième activité.

Pour les avantages, j’ai la satisfaction d’avoir rendu service et la reconnaissance des patients satisfaits de mes conseils et du travail effectué.

 

4.Que proposez-vous pour améliorer le secteur pharmaceutique ?

Au niveau de l’officine, la gestion de stock reste très importante. On doit faire le maximum pour éviter les ruptures surtout en ce temps de pandémie. Comme la majorité de la population se fournit en médicament auprès de nous, la qualité des produits doit être assurée et le prix exact. La relation avec les fournisseurs doit être compacte, suivie et claire. On ne peut pas se permettre d’être en mauvais terme avec les fournisseurs,  et on doit s’approvisionner auprès de plusieurs fournisseurs et ne pas se contenter d’un seul fournisseur. De plus garder une bonne relation avec les grossistes est avantageux puisque tu seras toujours informé à temps et avoir une priorité sur les nouveaux arrivages.

 

5.Quelle est votre impression sur votre collaboration avec MEDICO ?

Je peux dire que la relation que j’ai avec MEDICO est une des meilleures. D’abord, un ancien employé de ma pharmacie travaille actuellement chez MEDICO. Exceptionnellement, il est autorisé à vérifier avec notre stockiste l’existence des produits MEDICO dans nos stocks.

La proximité de Medico Diégo nous satisfait, puisque nous pouvons être servis au bout de quelques heures contrairement aux autres grossistes, dont les livraisons se feront au bout de 4 jours, voire une semaine.

 Au niveau des paiements, nous avons toujours trouvé un terrain d’entente, et nous ferons des efforts pour les améliorer.

 

 

5.Un mot de la fin.

Le travail d’un pharmacien n’est pas facile du tout. La qualité de médicaments, du service pourrait sauver mais aussi nuire, voire tuer des patients. Au niveau des prix, comme la population ne cesse de se plaindre des prix des médicaments, le pharmacien a le devoir de respecter les marges autorisées, et les appliquer en toute conscience. Un pharmacien se doit avoir l’esprit de la vérité et d’intégrité. Pour son personnel, le pharmacien doit bien encadrer son équipe, pour qu’ils soient des bons professionnels de santé et non seulement des vendeurs de médicaments, car ils sont en contact direct avec la clientèle, des patients.

 

 

L'EMPLOYÉ(E) DU MOIS

L’EMPLOYÉ(E) DU MOIS

Mahatoky Rambinintsoa a rejoint MEDICO le 8 mars 2018 en tant que front office sans aucune expérience professionnelle mais avec beaucoup d’enthousiasme et de motivation. Muni d’un diplôme de Licence en Génie Des énergies renouvelables, Mahatoky a pu translater ses études dans le domaine pharmaceutique.

Avoir des connaissances c’est bien. Se former, c’est encore mieux. Mais, il ne faut pas hésiter à continuer son apprentissage dans toutes sortes de domaines différents des uns des autres, car le travail a tendance à requérir l’accomplissement des taches de plus diverses. Selon lui «avoir une bonne capacité intellectuelle, qui peut capter, interpréter et analyser rapidement telle ou telle situation importe plus que d’avoir une expérience dans le domaine  ».

Actuellement, Mahatoky occupe le poste de Chef Express Delivery Services depuis novembre 2020 au sein de la société tout en étant étudiant au parcours logistique (ingénieur) en parallèle. A son avis, la réussite du travail se base surtout sur le fait de « faire le minimum pour avoir un résultat maximum », donner plus que ce qu’on vous demande, avoir confiance en soi, s’adapter au travail d’équipe, être dynamique et polyvalent. Celibataire, Mahatoky est un mécanique-lover, passionné de la restauration des voitures et a du plaisir au sport mecanique.

Pour finir, Il nous transmet son message : « Miezaha hatrany anao ny mihoatra manoloana ny asa ampandraiketina anao ».